Le temps est venu
N'avons-nous pas tous souhaité, à un moment ou à un autre, que l'on puisse ajouter une heure à la journée ?
Même après avoir essayé de "simplifier" nos vies, en élaguant un maximum d'engagements, d'activités inutiles et de relations qui ne mènent à rien – les 24 heures de la journée ne sont toujours pas suffisantes !
Avec des vies tellement stressées et compressées, qui pourrait rêver de pouvoir ajouter quelque chose à son agenda ?
Et pourtant, c'est exactement ce que le Judaïsme attend de nous !
"Fixes-toi des temps pour la Torah" nous enjoint le Talmud. De la même manière que nous allouons du temps à dormir, manger, payer nos factures, travailler, etc. (bien que généralement cela ne se fasse pas dans cet ordre et que le temps de sommeil n’est jamais respecté), ainsi sommes-nous censés allouer un temps à l'étude de la Torah. Considérez cela comme une sorte de gym juive spéciale ayant pour but de développer un muscle juif.
Et si quelqu'un pense pouvoir mettre de côté l'étude de la Torah jusqu'à ce qu'il atteigne "l'âge d'or", qu'il y repense à deux fois. Nos Sages ne se sont pas souciés d'encourager des gens qui n'avaient rien d'autre à faire.
Ils ont parfaitement compris la psychologie humaine, à tel point qu'ils nous ont également recommandé: "Ne dis pas : "Quand j'aurai du temps libre, j'étudierai." Car tu n'auras peut-être jamais de temps libre."
Bien que les résultats d'une étude récente suggèrent que le corps fonctionnerait avec plus d'efficacité s'il y avait 25 heures dans une journée, la science n'a pas encore trouvé le moyen d'ajouter une heure supplémentaire. Cependant, l'étude de la Torah peut ajouter en qualité et en quantité à nos 24 heures en les étirant à leur capacité maximale.
L'étude de la Torah, lorsqu'elle est organisée dans le temps de façon régulière – et non au petit bonheur – peut réellement nous permettre de gagner du temps.
La philosophie 'hassidique explique qu'à travers l'étude de la Torah, en particulier lorsque celle-ci se fait en groupe d'étude, l'on crée un réceptacle pour la bénédiction divine dans les domaines de la vie matérielle autant que spirituelle.
Qui n'a jamais eu une de ces journées lors desquelles tous ce que nous entreprenons semble durer une éternité ou bien ne se réalise pas du tout ? Et certainement aussi avons-nous tous vécu l'expérience inverse : une journée "magique" où tout va comme sur des roulettes, quand toutes les pièces du puzzle s'assemblent facilement, et à la fin de laquelle nous éprouvons un intense sentiment de réussite.
Concrètement parlant, fixer des temps pour l'étude de la Torah peut procurer à notre vie la bénédiction du second type de journée.
Quel est le meilleur moment pour se joindre à un groupe d'étude de Torah ? "Le sage le fait aujourd'hui. Le fou le repousse à demain" a dit un jour le Rabbi précédent de Lubavitch.
Renseignez-vous aujourd'hui auprès de votre centre 'Habad-Lubavitch. Ou organisez votre propre cours. Il n'y aura jamais de meilleur moment que maintenant !!
La paracha avec le Rabbi
La Paracha de Vayé’hi raconte que Yaacov rassembla ses enfants, avant sa disparition, afin de leur transmettre ses dernières volontés. Il commença ses propos par ces mots (Genèse 49 – 1) : “ Je vais vous révéler ce qui arrivera à la Fin des Temps. ”
Nos sages affirment : “ Yaacov voulait révéler à ses enfants quand serait la Fin des Temps (la fin de l’exil et la date de la venue du Machia’h). Mais il ne put le faire, car la prophétie le quitta à cet instant précis. ”
Quel était le but recherché par Yaacov ? S’il avait l’intention d’atténuer à ses descendants la peine engendrée par l’exil, qu’espérait-il en leur révélant le fait qu’il faille encore passer des milliers d’années en exil avant que le Machia’h ne vienne ? ! Cette information ne pouvait que les décourager.
Le Zohar explique que si le peuple Juif avait été méritant et s’il avait eu une conduite spirituelle sans reproche, la sortie d’Egypte aurait été la délivrance finale par le Machia’h, et cette rédemption n’aurait jamais été suivie d’un autre exil. Yaacov voulait, en fait, transmettre à ses enfants que s'ils allaient avoir une conduite irréprochable en Egypte, ils mériteraient, alors, la venue de Machia’h dès la fin de l’exil en Egypte.
En dépit de ses bonnes intentions, D-ieu lui retira l’esprit prophétique ; il ne put donc pas apprendre à ses enfants cette information cruciale.
Cette fois, c’est la position Divine qu’il faut comprendre. Pourquoi D-ieu empêcha-t-Il Yaacov de révéler à ses descendants que s’ils se conduisaient de manière exemplaire, leurs efforts seraient récompensés par la venue de Machia’h ?
La réponse tient dans le fait que pour le Judaïsme, la conduite d’un homme n’a de valeur que si elle est le fruit des ses efforts personnels et non le produit de quelque grâce Divine. Ainsi, le fait de révéler le secret de la Fin des Temps aux futures générations aurait constitué une aide de l’Au-delà non négligeable, et leur mérite se serait donc trouvé amoindri et même inexistant. Car, en sachant de quoi était fait leur avenir, les enfants d’Israël auraient eu plus de facilité à remplir leur mission. D-ieu désirait que leur devoir soit rempli de la meilleure façon, c’est-à-dire, sans qu’ils soient conscients de la récompense qui les attendait.
Yaacov savait aussi que le véritable service de D-ieu est celui qui est fait au prix de l’effort ; il était, néanmoins, prêt à renoncer à cet avantage, si seulement son secret pouvait aider ses enfants à surmonter les souffrances et la peine de l’exil, et s’il pouvait les encourager à agir rapidement pour mériter la délivrance complète.
Hachem désirait, cependant, que la délivrance soit absolue ; et pour qu’elle le soit, l’effort du peuple Juif était indispensable. Les descendants de Yaacov ne devaient donc pas être conscients de la rétribution qui les attendait. D-ieu retira, alors, le pouvoir prophétique de Yaacov pour l’empêcher de révéler le secret de la Fin des Temps.
Likouté Si’hoth Vol XX
Il était une fois
Dans la maison du Admour HaZaken, se trouvait un ouvrage de 'Hassidout très précieux sur la reliure duquel le
Rabbi avait apposé une formelle interdiction de le consulter.
Un feu se déclara dans la maison du Admour HaZaken, de nombreux et précieux livres et manuscrits furent brûlés. Parmi toutes ces oeuvres détruites le feu se trouvait également ce fameux recueil. Le Rabbi fut extrêmement peiné par cette perte et demanda à son fils, Rabbi Dov Ber, s'il avait consulté ce livre. Le fils répondit par la négative.
Le Rabbi insista et lui demanda : "Peut-être te rappelles-tu d'un seul paragraphe ? Tu m'aurais ainsi suscité la plus grande joie !". Son fils, très sensibilisé lui dit alors : "N'avais tu pas formellement interdit de le consulter !".
"Oui", lui répondit le Rabbi, "mais où est donc le don de soi pour la connaissance de la 'Hassidout ?"...
Vivre avec Machia’h
“ Yéhouda, tu es un jeune lion... ”
(Genèse 49 – 8)
Yaacov et Moché ont béni, tous deux, les tribus d’Israël avant de quitter le peuple Juif. Ils associèrent toutes les tribus à un caractère particulier. Or, ils prophétisèrent, ainsi, que quatre exils prendraient place dans l’histoire de notre peuple ; mais, ils virent aussi que quatre tribus viendraient au secours d’Israël.
Yéhouda est appelé, ici, “jeune lion” ; il viendra contrer l’Empire de Babylone qui est aussi qualifié de lion (Daniel 7 –4).
Cet exil verra sa fin grâce à Daniel, un descendant de Yéhouda.
Binyamin est appelé (Genèse 49 – 27) “loup ravisseur”. Il est le sauveur de l’exil de Mède qui est qualifié de loup par le prophète Jérémie (5 – 6). Mordé’haï, descendant de Binyamin, sera alors le guide d’Israël.
Moché bénit Lévi pour les batailles qu’il entreprendra dans l’avenir (Deutéronome 33 – 11). La tribu de Lévi – troisième tribu d’Israël – libérera, en effet, le peuple Juif de son troisième oppresseur – la Grèce. Les héros de la fête de ‘Hanouca – les fameux Makabbi – soldats de la famille des Hassmonéens étaient issus de la tribu de Lévi.
Yossef est qualifié de “taureau” par Moché (Deutéronome 37 – 17). Il nous sauvera du royaume de Edom que Daniel décrit comme un animal à cornes. Il s’agit là du Machia’h BenYossef qui précèdera la venue de Machia’h ben David.
Midrash Rabba
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