IL ETAIT UNE FOI … Comment se Préparer : Un ’Hassid demanda, la veille de Kippour, à son maître Rabbi Lévi Yitzhak de Berditchev : « Quelle Kavana - intention profonde - faut-il avoir au moment où nous mettons le Talith juste avant de prononcer le Kol Nidré ? Pouvez-vous me donner, mon maître, matière à méditer en ce moment si particulier. » Rabbi Lévi-Yitzhak lui répondit : « Tu as raison, c’est un moment important. Vois-tu à cet instant précis la synagogue est pleine de fidèles. Alors, veille seulement à ne pas frapper avec les Tsitsith ton voisin en mettant ton Talith. Voilà ce à quoi il faut penser. »
Une Joyeuse Confession : Au cours d’un de ses nombreux voyages, le Baal Chem Tov arriva la veille de Roch Hachana dans un village. Il rencontra les responsables de la petite communauté, et il leur demanda s’il pouvait diriger les offices des Yamim Noraïm - les jours de Roch Hachana et Kippour. Les villageois répondirent que c’était leur Rav local qui avait ce privilège et que pour rien au monde ils étaient prêts à manquer cela.
« Tiens ! Et comment cet homme conduit-il l’office ? Qu’est-ce que ses prières ont de si particulier ? » Demanda le Tsadik d’un air curieux.
Les Juifs répondirent alors que leur Rabbin avait pour coutume d’accompagner le long Vidouï - confession du Al ‘Hêth - d’une joyeuse mélodie.
Le Baal Chem Tov demanda de rencontrer cet homme pour lui demander la raison de cette étonnante coutume.
« N’est-ce pas plutôt un passage triste que celui d’énoncer devant D.ieu nos iniquités ! » s’étonna le Tsadik auprès du Rabbin.
« Permettez-moi de vous répondre par une parabole. » répondit le Rav. « Supposons que le plus bas des sujets du roi - dont la mission est de nettoyer les gouttières du palais - ait beaucoup d’estime pour son souverain, ne chanterait-il pas tout au long de son travail pour exprimer la joie et sa fierté d’avoir le privilège de le servir même dans des actes les plus simples. »
Le Baal Chem Tov dit alors au Rav : « Si c’est bien cela que vous avez à l’esprit pendant votre prière, permettez-moi d’être des vôtres pendant ces jours si particuliers. »
L’Autre, la Clé du Service de D.ieu : Une année, dans l’après-midi de Kippour, Rabbi Chnéor Zalman interrompit sa prière et quitta la synagogue, laissant derrière lui des fidèles stupéfiés de le voir partir.
Le Rabbi se dirigea vers la forêt. Là, il ramassa du bois sec et il le porta dans une masure qui était aux portes de la ville. Il frappa à la porte et il entra.
Une fois à l’intérieur, le Rabbi alluma un feu et l’alimenta avec les branches qu’il avait apportées. Puis, il prépara une soupe et la servit, cuillère après cuillère, à une femme qui venait d’accoucher. C’est seulement après que le Tsadik rejoignit sa communauté pour la fin de l’office.
VIVRE AVEC MACHIA’H “Car ce jour vous apportera l’expiation, afin que vous soyez purifiés ; vous serez purifiés de tous vos péchés devant D.ieu” [Lévitique 16-30] Rabbi Azria nous enseigna : Dans les temps futurs [messianiques], tous les anges qui représentent les nations devant D.ieu seront des procureurs et des accusateurs contre le peuple Juif. Ils diront : “ Maître de l’univers, les nations ont servi les idoles et Israël aussi a commis le péché d’idolâtrie ...
Il pécha de la même manière que les autres peuples. Pourquoi le favorises-Tu ?” Alors, D.ieu prendra la défense du peuple d’Israël : “Israël est comparé à un petit enfant ainsi qu’il est écrit [Cantiques des Cantiques 8:8] : ” Nous avons une petite sœur.” Quand un enfant faute, il est d’usage de rester tolérant car il est encore jeune. C’est le cas pour Israël qui se salit par des mauvaises actions pendant l’année, mais lorsque Kippour arrive, il est pardonné. Comme il est dit : Car ce jour vous apportera l’expiation ”.



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